DRH : des « business et human partner »

par La rédaction

Débordés et constamment sous stress, les DRH sont trop souvent coupés du terrain, selon une enquête de l’Observatoire Cegos, publiée le 19 juin. Ils pensent être attentifs au climat social et aux conditions de travail des salariés. Mais ces derniers leur reprochent leur soumission à la direction et le peu de place « réservée » au « facteur humain ».

 

Quels sont les enjeux prioritaires des DRH aujourd’hui ? Comment sont-ils perçus dans l’entreprise ? Quels sont leurs qualités et leurs défauts ? Qu’apprécient-ils dans leur métier ? C’est pour répondre à ces questions et à beaucoup d’autres que l’observatoire Cegos a rendu publique, le 19 juin, sa première radioscopie des DRH.

 

Manque de proximité

Premier enseignement : à la question « quelles sont les principales qualités d’un bon DRH ? », les réponses des professionnels des ressources humaines et celles des salariés diffèrent fortement. Les DRH mettent d’abord en avant la capacité de négociation (à 64%) et la vision stratégique (à 60%). Du côté des salariés, on privilégie des notions plus humaines comme le respect vis-à-vis des collaborateurs (64%), son relationnel (56%) et son sens de l’écoute (53%). Des notions qu’ils ne retrouvent pas chez leur propre DRH dont les principaux défauts sont, selon eux, la soumission envers la direction générale (48%), le manque de proximité (37%) et de prise en compte de l’humain (37%).

 

Globalement satisfaits de leur métier

Pourtant, si les DRH ont choisi ce métier, c’est d’abord pour les hommes : pour les aider à développer leurs compétences (à 32%), même s’ils ne peuvent pas faire autant qu’ils auraient souhaité (seulement à 24%). Malgré cette frustration, les RH sont globalement satisfaits de leur métier. Ils sont prêts à le recommander à un membre de leur famille, et encore davantage à un ami ou collège.

Par ailleurs, les relations des DRH avec leur direction générale semblent bonnes : ils participent aux comités de direction (70%) et déclarent ne pas hésiter à user de leur liberté de parole avec les dirigeants de l’entreprise (79% des DRH).

Malgré cela, ils semblent vivre sous pression : 75% des DRH affirment que leurs horaires de travail explosent et 59% d’entre eux n’arrivent pas à se déconnecter des situations vécues au bureau, même quand ils rentrent chez eux.

 

Simplifier le code du travail

Interrogés avant l’élection présidentielle sur les priorités du nouveau gouvernement, les DRH souhaitent qu’il agisse avant tout pour simplifier le code du travail (66%), réduire les contraintes sur le contrat de travail (40%) et améliorer les relations avec les instances représentatives du personnel (39%). Cela réduirait sans doute le temps qu’ils consacrent à l’administration et aux dossiers juridiques et leur dégageraient du temps pour travailler sur les grandes priorités qu’ils ont identifiées : développer la qualité managériale (74%) et le développement des compétences (50%).

 

Camille Leroy

 

Enquête réalisée, en avril/mai 2012, auprès de 300 DRH et de 1 000 salariés d’entreprises françaises de plus de 150 salariés.

 

 

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2 commentaires

Quelle place pour les DRH dans les PME ? - août 30, 2017 - 3:52

[…] en savoir plus sur ce thème, nous vous conseillons de consulter l’article « DRH : des « Business et Human Partner » » paru sur MyRHline le 09 juillet […]

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La DRH, en charge du redressement….social – Ristretto by weave août 27, 2019 - 4:51

[…] La DRH est vue comme totalement dévouée au DG, sa capacité d’influence n’est pas valorisée. Trop souvent cantonné à des tâches opérationnelles, la vision ou la projection dans le futur ne sont même pas relevés comme une des qualités du […]

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