La formation professionnelle pendant le Covid-19 prépare l’avenir

par La rédaction

Ce lundi 27 avril 2020, 10,8 millions de salariés sont au chômage partiel, 863 000 entreprises sont concernés. Des secteurs entiers subissent les effets du coronavirus, comme le BTP, l’hébergement et la restauration, les activités de services spécialisés scientifiques et techniques ou encore le commerce et la réparation des automobiles. Dans ce contexte, la convention FNE permet à plus de 10 millions de salariés en activité partielle de se tourner vers la formation professionnelle sans mobiliser leur Compte de Formation Professionnelle (CFP).

Du côté des apprentis, ils peuvent désormais rester plus longtemps chez l’employeur et les inscrits dans les Centre de Formation des Apprentis (CFA) bénéficient de 3 mois supplémentaires. Par ailleurs, les règles de contrôle pour la formation à distance ont d’ores et déjà évolué, toute preuve de connexion, de bilan d’activité ou même le livret de suivi pédagogique peuvent être retenus pour attester de la participation du stagiaire. Afin d’assurer l’avenir des apprenants et l’activité des entreprises qui les accueillent, ces contrats s’adaptent comme ils le peuvent à la formation en ligne.

Amorcer la formation à distance assure la pérennité de l’activité

Si la formation en présentiel peinait à convaincre auparavant, elle est aujourd’hui remplacée d’office par l’e-learning. En effet, le vaste éventail de formations proposé par la convention FNE (bilans de compétence, VAE, formations certifiantes, etc) ne s’applique qu’aux formations en ligne pour respecter les mesures de sécurité sanitaire liées à la lutte contre le coronavirus.

La formation à distance propose de valoriser le chômage partiel des collaborateurs. Si dans un contexte habituel la formation n’entre pas toujours dans les priorités, elle est un composant indispensable pendant cette période. Adopter une stratégie d’entreprise apprenante démontre la volonté des dirigeants d’agir dès maintenant pour préparer la sortie de crise, cela tout en gardant l’optique d’éventuellement reprendre les formations présentielles quand il sera possible.

La priorité est donc de recenser les besoins en formation au sein des salariés en chômage partiel, d’établir un catalogue de montée en compétences à mettre à disposition des salariés et de les accompagner dans leur choix. Des organismes tels que l’AFPA, le CNED, le CCA ou encore OPENCLASSROOMS mettent à disposition toutes sortes de sujets de la pâtisserie à l’action pour l’inclusion sociale des personnes handicapées. D’autres organismes plus ciblés comme l’em lyon business school s’adressent aux dirigeants et exécutifs qui souhaitent booster leur transformation digitale et préparer la sortie de crise.

La formation à distance propose de prendre un temps d’avance en enrichissant le patrimoine de compétences de l’entreprise. Face à une situation incertaine et la perspective d’une économie qui tourne au ralenti, il est facile de tomber dans l’inertie. S’engager dans une démarche apprenante est également favorable à la santé mentale et contribue à dynamiser la créativité et l’engagement des collaborateurs. Voici le moment opportun pour instaurer une approche d’entreprise apprenante pour que les salariés vivent de manière saine et constructive les changements auxquels ils feront face à l’avenir.

Mai TREBUIL

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