Coronavirus : Et si vous mettiez en place le prêt de main d’œuvre ?

par La rédaction

La pandémie liée au coronavirus bouleverse complétement les pratiques habituelles de travail, un procédé méconnu des entreprises peut-être mis en place : le prêt de main d’œuvre. Si certaines entreprises font face à de gros changements en ce qui concerne les cadences de travail, d’autres ont vu leur activité ralentir voire même se stopper. Dans ces conditions, le prêt de main d’œuvre entre entreprise est une aubaine pour ces dernières ! Explications !

Le prêt de main d’œuvre : une pratique encadrée !

Face à l’épidémie actuelle que connait l’ensemble des salariés, certaines entreprises tournent au ralenti voire pas du tout notamment dans le domaine de la restauration ou de la culture !

C’est la raison pour laquelle, dernièrement, le Ministère du travail a autorisé la mise à disposition temporaire de salariés ! Attention : il est impératif d’obtenir l’accord du salarié et des deux entreprises ! Comment cela fonctionne ? Le temps de la mise à disposition, le salarié conserve son contrat de travail et 100% de sa rémunération ! Il est à noter que l’entreprise qui accueille le salarié rembourse, pendant cette période, le salaire à l’entreprise d’origine ! Bien évidemment, ce prêt repose sur le volontariat !

Notez-le : le salarié « prêté » reste salarié de son employeur habituel !

 

Aussi, l’entreprise « prêteuse » et celle qui « emprunte » sont ravies car l’une évite le chômage partiel et l’autre n’a pas besoin de passer par des agences intérimaires qui coûtent beaucoup plus cher !

Durant cette période délicate, ce dispositif est perçu comme un échange de bon procédé ! D’ailleurs, pour en faciliter sa mise en place, le 2 avril dernier, le gouvernement a mis en ligne sur le site du ministère, des modèles simplifiés de convention et d’avenants au contrat de travail du salarié !

Notez-le : le prêt de main-d’œuvre s’est clairement développé depuis quelques semaines !

Attention : en cas de prêt de main-d’œuvre illicite, le code du travail sanctionne très lourdement !

Une pratique alternative au chômage partiel !

Il faut être clair : les entreprises y trouvent bien évidemment un intérêt financier et les salariés continuent de percevoir 100% de leur rémunération au lieu des 84% de leur rémunération nette perçue dans le cadre du chômage partiel. On pense notamment aux entreprises de la grande distribution qui sont considérées comme des secteurs vitaux ! Concrètement, l’idée étant de proposer aux salariés, contraints au chômage technique, d’être mis à la disposition d’une activité vitale pour la nation !

Cependant, attention : il peut y avoir une difficulté : celle de trouver du personnel qualifié dans le domaine recherché !

Notez-le : l’idée n’est pas nouvelle mais prend tout son sens depuis l’existence de ce virus !

Enfin, depuis quelques semaines, certaines enseignes de la grande distribution préfèrent embaucher en CDD des personnes qui sont actuellement en chômage partiel, plutôt que de conclure des conventions de prêt de main-d’œuvre !

Il convient de rappeler qu’il y a quelques temps, ce procédé était encore très méconnu alors qu’il s’agit bien d’un dispositif reconnu par la Loi.

Une démarche appréciée qui, au-delà de l’aspect financier, repose également sur un geste de solidarité ! Est-ce que ce dernier va porter ses fruits encore longtemps ? Affaire à suivre…

Yasmine BELHO

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